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Retour au volume XLVII, numéro 2-3

Moscou, garant de la logique territoriale face aux réseaux au Moyen-Orient ?

Résumé

Le scepticisme de la Russie devant les soulèvements arabes aurait pu faire craindre un nouvel éloignement entre Moscou et ses partenaires moyen-orientaux après ceux consécutifs à l’invasion de l’Afghanistan et à la chute de l’urss. Au contraire, la crise syrienne, après la déconvenue libyenne, a permis à la Russie de jouer un rôle incontournable. Cela traduit évidemment une évolution dans la conception de la sécurité du territoire russe lui-même. Depuis le début du conflit, et cela explique une acception plus large de la notion de « terrorisme », la Russie affirme défendre avant tout l’État. Le délitement de l’État est synonyme pour Moscou d’autoroutes pour undjihadtransnational subi aussi bien à l’extérieur de ses frontières (Afghanistan) qu’à l’intérieur de celles-ci (Tchétchénie).

Abstract

Russia’s scepticism towards the Arab uprisings could have led to renewed estrangement between Russia and the Middle East, comparable to the situation after the invasion of Afghanistan and the fall of the ussr. Instead, the Syrian crisis, after the setback in Libya, has given Russia the opportunity to play a central role. Obviously, this reflects an evolution in Russia’s conception of its own territorial security. Since the beginning of the conflict, Moscow has claimed to be defending the state rather than the regime. This explains the widened acceptance of the word “terrorism.” For Moscow, disintegration of the state paves the way for transnational jihad that has already threatened Russia both within its borders (Chechnya) and without (Afghanistan). 

Resumen

El escepticismo de Rusia frente a las revueltas en los países árabes hubiera podido hacer temer un nuevo alejamiento entre Moscú y sus socios del Oriente Medio tras las revueltas que ocurrieron después de la invasión de Afganistán y la caída de la urss. Por el contrario, la crisis siria, tras la decepción libia, permitió a Rusia desempeñar un papel esencial. Esto traduce evidentemente una evolución en la concepción de la seguridad del mismo territorio ruso. Desde el comienzo del conflicto, y esto explica un sentido más amplio de la noción de “terrorismo”, Rusia afirma defender ante todo el Estado. El desmantelamiento del Estado es sinónimo para Moscú de autopistas para un “yihad” transnacional que se sufre tanto fuera de sus fronteras (Afganistán) como dentro de ellas (Chechenia). 

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